Grâce à des documents attestant de son existence, « les Vieux Papiers du Libournais », on remonte l’origine du vignoble du Château du Domaine de l’Église à 1589, au début du règne du Bon Roi Henri (Henri IV). La maison de maître, construite sur deux niveaux (un rez-de-chaussée et un étage), est constituée de murs en calcaire et d’un toit en tuiles.
Autrefois baptisée « Domaine de la Porte Rouge », cette propriété située sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, était un bien d’Église. Au Moyen-Âge, elle appartenait aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, ordre soignant les malades et en particulier les lépreux. L’Ordre des Hospitaliers était un ordre religieux catholique hospitalier et militaire.
Leur objectif était d’accueillir, de défendre et de soigner les pèlerins sur les chemins de Jérusalem. La porte rouge de la propriété devait permettre d’identifier ce lieu comme isolement pour les lépreux. A l’époque les maisons des lépreux étaient souvent peintes en rouge pour décourager les visiteurs.
Durant la Révolution, les pouvoirs publics saisissent le domaine. En 1793, la propriété est vendue à la famille Bertin lors de la vente de biens nationaux.
En 1893, la famille Bertin produit dix tonneaux de vin puis atteint une production de vingt tonneaux en 1949.
Simon Landard, neveu de Laure Bertin, dirige la propriété quelques années après.